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23mai

Charlotte, 18 ans, future sage-femme « J’aimerais améliorer la prise en charge des mamans et des bébés »

A quelques jours de son départ pour Siragnana, Charlotte se sent excitée et impatiente. Sa valise est presque prête : blouse et pantalon blancs, stéthoscope, tensiomètre, thermomètre… toute la panoplie de la future sage-femme y est.


Charlotte s’apprête en effet à partir pour un mois pour effectuer son tout premier stage professionnel dans un hôpital en brousse. « Dans les grands hôpitaux de Diego, tous les médecins sont très occupés. C’est pourquoi que j’ai choisi de partir à la campagne. Là-bas, les médecins auront plus de temps à me consacrer et je serai au plus près des patientes » explique la jeune femme avec une grande douceur dans la voix et dans les gestes.


Après l’obtention de son bac économique et social en septembre dernier, elle a intégré l’Institut Supérieur SISFA qui forme notamment les futures sages-femmes. « J’adore les bébés et j’aimerais apporter une aide médicale et psychologique aux femmes qui accouchent » tient-elle à préciser.


Le déclic à la naissance de son petit-frère


Aînée d’une fratrie de 13 enfants, Charlotte a vécu comme un déclic la naissance de son dernier petit-frère en juillet 2016. Un accouchement difficile durant lequel elle a été frappée par le manque de considération et d’attentions de la part du personnel soignant. « J’ai dû rester près de lui toutes les nuits pour prendre soin de lui »


Cet épisode marquant a véritablement suscité sa vocation et l’a convaincue de l’urgence d’améliorer la prise en charge des mamans et des bébés au sein des hôpitaux. Dotée d’une empathie certaine, Charlotte avoue ne pas supporter la détresse des nourrissons. Elle aimerait aller encore plus loin en prodiguant des conseils aux jeunes mamans sur la façon de s’occuper des enfants et de bien gérer la maison.


« Je suis fière d’avoir une marraine »


Pour cela, la jeune femme doit accomplir trois années d’études. Une formalité pour Charlotte qui affirme adorer toutes les matières qui y sont enseignées. A une exception près : l’anatomie. « C’est très difficile d’apprendre les noms de tous les membres, tous les os, tous les organes… Les noms scientifiques sont vraiment compliqués à retenir parfois ! » avoue t-elle.
 

Malgré cela, Charlotte ne perd pas de vue ses objectifs. Elle ne voudrait pas décevoir Myriam, sa marraine depuis 2008 et qu’elle considère comme une seconde famille. « Je suis fière d’avoir une marraine ! Sans son soutien, je n’aurais jamais eu mon bac et je ne ferais pas ces études ».


Elle se sent également reconnaissante envers sa grand-mère chez qui elle vit depuis maintenant trois ans et qui l’a vivement encouragée à suivre une autre voie que celle d’épouse et de mère au foyer. « C’est elle qui la première m’a encouragée à poursuivre des études ».



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