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7février

Une pluie au goût amer

 

Delma et des enfants du quartier /A l’intérieur de la maison, le soleil et la pluie s’infiltrent partout

 

Claudio et sa maman Delma habitent dans le quartier place Kabary, sur une des anses de la baie de Diego. Ils vivent avec la grand-mère dans une petite cabane, constituée d’une unique pièce, sans électricité ni eau courante. Le toit est parsemé de trous, une des cloisons n’est pas finie et faite de tissus alors que sur le sol, des grands sacs plastique sont posés directement par terre pour ne pas avoir à patauger dans la boue. Lorsque les pluies sont fortes, l’eau entre de tous les côtés.

« Il y a des jours où le chemin pour sortir du quartier et rejoindre la route de goudron 200 m plus haut est si mauvais que Claudio ne peut tout simplement pas aller à l’école », nous confie Delma.

 

Pour se rendre chez soi, il faut mettre les pieds dans l’eau et la boue

 

La pression sur le budget de la famille est aussi très forte en raison des pluies. D’une part, la maman qui confectionne des tapis et la grand-mère qui vend des poulets au marché ont de plus en plus de peine à sortir de chez elle pour vendre leur production. D’autre part, l’état catastrophique des routes a fait grimper le prix de nombreuses denrées de base qui sont importées d’autres régions du pays. Pour la famille de Delma, s’alimenter correctement devient de plus en plus difficile. 

 

Terrain vague innondé et ornières géantes sur le chemin de l’école Orchidée

 

Dans de telles conditions, les familles en situation de grande précarité comme celle de Claudio sont confrontés à des problèmes d’insalubrité tels que : une eau particulièrement infectée, l’explosion du nombre de moustiques vecteurs du paludisme. Ce qui a pour conséquence le développement de maladies (fièvre typhoïde, paludisme et affections respiratoires). Ainsi, tous les facteurs sont réunis pour que la situation sanitaire dégénère sérieusement.

Mais malgré toutes ces difficultés, Delma garde la tête haute et le sourire. « Chaque année, c’est un peu la même chose, mais il faut bien s’y faire ». Pleine de dignité, la maman du petit Claudio retourne à la confection de son tapis car elle sait qu’en travaillant elle pourra améliorer un peu leur quotidien.

Vous aussi pouvez les soutenir dans cette période difficile en fournissant un colis alimentaire à la famille de l’enfant que vous parrainez : http://www.coeuretconscience.org/spip.php?page=formu&cc=1

Un grand merci pour votre générosité et votre soutien !



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