
Saïda
est née dans un petit village en brousse, éloigné
de la civilisation. Elle grandit avec ses huit frères et
sœurs dans une maison rudimentaire. Comme la plupart des fillettes
de son village, elle est vouée à travailler aux champs,
à vaquer aux tâches ménagères et à
devenir mère dès l’adolescence.
A Six ans, Saïda n’est encore jamais allée à
l’école et n’y est d’ailleurs pas destinée.
Ses parents vivent de la culture du riz et de l’élevage.
Les ressources ne sont pas suffisantes pour subvenir aux besoins
de toute la famille et ils décident de la "donner"
à une femme d’une lointaine parenté.
Coupée brutalement de sa famille, Saïda quitte son village,
et part pour la grande ville. Abandonnée, sans protection,
elle est exploitée et utilisée comme domestique. Du
matin au soir elle effectue les tâches ménagères
jusqu’aux plus ingrates. En avril 1999, Amédée
en visite à Madagascar, fait la rencontre de Saïda par
l’intermédiaire d’amis malgaches. Il découvre
une enfant en haillons prostrée, perdue, dont le regard exprime
le désarroi et une tristesse infinie.
Révoltés par cette souffrance insupportable, Amédée
et sa femme Ghislaine, décident de l’adopter afin de
lui donner l’opportunité d’échapper à
cette condition misérable. Dès lors, ils inscrivent
Saïda dans une petite école malgache où elle
apprend à lire et à écrire pendant une année.
Ses professeurs remarquent en elle une enfant très désireuse
d’apprendre malgré ses conditions de vie et sa scolarisation
tardive. Ses
résultats encourageants décident ses parents adoptifs,
en septembre 2000, à scolariser Saïda dans le meilleur
établissement scolaire de Diego Suarez, dans lequel elle
étudie jusqu’alors et obtient d’excellents résultats.

Aujourd’hui,
Saïda entretient une très belle relation affective avec
ses nouveaux parents, et grandit au sein d’une famille très
attentionnée, dont le mari et la femme sont ses tuteurs.
Agée de 15 ans, Saïda est une jeune fille épanouie,
heureuse, en bonne santé et confiante en la vie…