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L’être est plus important que le paraître...

Septembre 2008

Par Amédée 
Président Fondateur de Coeur & Conscience

 

Cœur et Conscience est née d’une prise de conscience.

La prise de conscience que nous nous étions égarés. Pire même, totalement fourvoyés. Quand je dis nous, j’entends par là chacun d’entre nous en tant qu’être humain et citoyen du monde. 

Nous pensions que nos avancées technologiques allaient nous aider à résoudre les grands fléaux de l’humanité que sont l’extrême pauvreté, la faim dans le monde, les énormes disparités sociales… mais nous nous sommes fourvoyés.

Loin d’avoir enrayé ces problèmes majeurs, nos prouesses technologiques les ont amplifiés. Elles servent depuis des années nos élans guerriers en nous dotant d’armements toujours plus destructeurs, et en nous fournissant des moyens toujours plus sophistiqués pour assouvir notre goût immodéré du pouvoir. 

Ainsi, nous créons chaque jour plus de pauvreté et d’inégalités.

À l’heure de la conquête spatiale, de la maîtrise des télécommunications, des innombrables progrès médicaux et scientifiques, l’homme n’a toujours pas résolu les problèmes endémiques majeurs que sont la faim dans le monde et l’extrême pauvreté.

Quelle en est la raison ? 

La réponse est simple, mais particulièrement cynique. 

Nous n’en avons pas la volonté. 

25 000 personnes meurent de faim chaque jour...

Le problème de la faim dans le monde n’est pas une priorité pour nos gouvernements et il faut bien le dire aussi, pour la majorité d’entre nous. Le fait que 25 000 personnes meurent de faim chaque jour, c’est-à-dire plus de 1 000 personnes chaque heure, n’y change rien. Nous avons d’autres priorités… 

C’est consternant, effrayant, mais c’est la réalité.

Pourtant, nous avons les moyens technologiques, matériels et financiers de résoudre les problèmes de malnutrition dans le monde. 
Mais il nous manque l’essentiel : la volonté de le faire. 

Que s’est-il donc passé ? Comment en sommes-nous arrivés là ?

Le cœur du problème n’est-t-il est tout simplement dans nos valeurs ?

Quelles sont ces valeurs que nous défendons et que nous transmettons aux nouvelles générations ?

Nous leur enseignons dès le plus jeune âge l’esprit de compétition, l’individualisme, l’égoïsme, l’ambition, le goût du pouvoir et de la domination. 

Nous leur faisons croire que la réussite se mesure pour l’essentiel à l’aune des biens que nous possédons et à l’importance de notre statut social. Mais tout cela est faux.

En fait, nous leur mentons.

Et si nous le faisons, c’est d’abord parce que nous nous mentons à nous même. 

Notre modèle sociétal basé sur le consumérisme, la compétition, l’individualisme et le matérialisme ne marche pas. Nos pays « riches » ne cessent de générer de la misère morale et de la détresse. Ceci est un constat que chacun peut faire.

Tout en appauvrissant les ressources de la planète, en asphyxiant et exploitant bon nombre de pays émergents, nous n’avons pas réussi à créer plus de bonheur chez nous. Au contraire.

Notre richesse matérielle n’a pas fait de nous des gens heureux.

La richesse matérielle alliée à l’individualisme et l’égoïsme génèrent de la pauvreté morale, du stress, de l’agressivité, des peurs et une multitude de fléaux. Et ces problèmes ne cessent de croître en Occident. Nos cœurs s’assèchent, deviennent arides et insensibles. Nous avons perdu le sens de l’ « humain ». 

N’est-ce pas là les signes précurseurs d’une civilisation décadente ?

Nous avons cru que la technologie allait résoudre tous nos problèmes. 
Elle en a certes résolu quelques-uns, mais elle en a créé beaucoup d’autres…

Pour autant ce n’est pas la science qui est en cause, mais l’utilisation que l’on en fait. Et celle-ci repose sur nos choix de société qui sont eux-mêmes l’expression de nos valeurs fondamentales.

Nous devons avoir le courage de reconnaître nos erreurs. De dire à nos enfants que nous nous sommes trompés. Afin qu’ils bâtissent, eux, une société au service de l’humain et non pas une société ou l’homme y est asservi et relégué au simple rôle de consommateur. 

Nous devons dire aux nouvelles générations que l’être est bien plus important que le paraître, même si ce premier est plus long à se forger et ne contribue pas comme le second à alimenter nos sociétés de consommation… 

Que la coopération est plus porteuse d’avenir que la compétition. 

Que l’ambition collective est au moins aussi importante que l’ambition personnelle. 

Qu’une répartition des richesses plus juste, plus équilibrée, est la garantie à long terme de moins de tensions et de violences dans le monde et plus d’harmonie entre les individus et les peuples.

Qu’il est possible aux sociétés comme aux individus de prospérer en entretenant des rapports pacifiques et tolérants, dans le respect des diversités culturelles, des croyances, des religions et des races. Que c’est même le seul avenir possible pour la survie de notre planète. Que c’est la seule façon d’enrayer cette spirale de violence imbécile qui conduit l’homme irrésistiblement à son autodestruction. 

Que les inégalités, les discriminations, la pauvreté, la maltraitance, la faim dans le monde… sont autant de fléaux qui ne peuvent être résolus par une seule approche politique, économique ou technologique. 

Tant que nous ne considérerons pas que chaque être humain est digne de respect et a droit à une vie décente, et qu’il est du devoir de chacun d’y contribuer, rien de fondamental ne changera. 

Enfin, nous devons leur dire que nos plus grandes richesses nous viennent de notre cœur et de notre conscience.

Le premier nous amène à considérer l’autre avec bienveillance plutôt qu’avec méfiance.

Les qualités du cœur sont la générosité, l’amour, la solidarité, la compassion, l’honnêteté, l’abnégation, l’humilité… Autant de valeurs exsangues de nos systèmes éducatifs et de notre mode relationnel. Sans doute parce qu’elles sont des valeurs « féminines » et que celles-ci, à l’instar des femmes, sont très largement sous représentées dans les instances dirigeantes de nos sociétés…

La seconde nous amène à aborder le monde avec sagesse et discernement. C’est-à-dire assumer nos responsabilités en tant que citoyen du monde en nous affranchissant de tous les dogmes politiques, culturel, religieux et sectaire qui alimentent l’intolérance, l’égoïsme, la discrimination et l’étroitesse d’esprit. 

Nous pouvons chacun contribuer à rendre nos sociétés plus humaines.

Agir maintenant et concrètement pour rendre le monde plus juste, plus solidaire et plus fraternel.

Voilà les raisons qui nous ont amené à créer l’association Cœur et Conscience.



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